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Évaluation d'entreprise : Combien vaut vraiment ta boîte ? (Spoiler : ce n'est pas ce que tu as en banque)

  • Photo du rédacteur: Edouard Mégevand
    Edouard Mégevand
  • 3 juin 2025
  • 3 min de lecture

Que ce soit pour vendre ou régler une succession, connaître la valeur de ton entreprise est un exercice périlleux. Oublie les calculs simplistes sur un coin de table : en 2025, l'évaluation exige la méthode rigoureuse du DCF et des paramètres financiers précis pour être crédible face à un acheteur.

Tu as consacré des années, peut-être une vie, à bâtir ton entreprise. Pour toi, elle a une valeur inestimable : c'est ton "bébé", le fruit de tes sacrifices. Mais le jour où tu dois la transmettre ou ouvrir ton capital, tu te heurtes à la froide réalité des chiffres. L'acheteur ou le banquier ne voit pas ta sueur, il voit des tableaux Excel. Le risque est double :

  1. La surévaluation affective : Tu demandes un prix déconnecté du marché et tu fais fuir tout repreneur sérieux.

  2. La sous-évaluation technique : Tu brades ton entreprise parce que tu te bases uniquement sur le passé (comptes historiques), en oubliant de valoriser ton potentiel futur.


L'évaluation d'entreprise n'est pas une science exacte, mais ce n'est pas non plus de la divination. Elle obéit à certaines méthodes :


  1. La méthode reine : le DCF (Discounted Cash Flow) : Oublie l'idée que ta boîte vaut "X fois le bénéfice". Aujourd'hui, la référence est la méthode des flux de trésorerie actualisés (DCF). Pourquoi ? Parce qu'un investisseur n'achète pas ton passé, il achète ton futur. Il achète la capacité de ton entreprise à générer du cash demain. La méthode consiste à planifier tes excédents financiers (Cash Flows) sur 3 à 5 ans et à les "actualiser" à aujourd'hui avec un taux qui reflète le risque.


  2. Les nouveaux paramètres 2025 : La valeur dépend du coût du capital (le taux d'actualisation). Plus le risque est élevé, plus le taux est haut, et plus la valeur de ton entreprise baisse. Pour 2025, nous utilisons des critères précis :

    • Taux sans risque : On se base sur les obligations de la Confédération (actuellement entre 0.00% et 1.00%).

    • Prime "Small Cap" (Taille) : C'est crucial pour toi. Une PME est plus risquée qu'une multinationale (moins liquide, dépendante du patron). On ajoute donc une pénalité de 3% à 5% au taux. Ces ajustements techniques peuvent faire varier ta valorisation de 20% !


  3. Le rapport d'expertise : Ton bouclier : Une évaluation n'est pas un chiffre jeté sur un bout de papier. C'est un rapport écrit qui explique les hypothèses (croissance, risque). C'est ce document qui crédibilise ton prix face à un acheteur.

L'avis de Klear Conseils :

Ne confonds jamais Valeur et Prix. L'expert calcule une Valeur (estimation objective). Le Prix est le résultat de ta négociation finale. Notre "Secret Sauce" pour faire monter le prix ? Fais une "Vendor Due Diligence". C'est un audit que tu commandes toi-même avant la vente pour identifier les faiblesses (litiges, contrats flous, dépendance envers toi). Corrige-les avant que l'acheteur ne les trouve. Une entreprise "propre" et bien documentée se vend toujours plus cher et plus vite. Enfin, n'oublie pas d'ajouter la valeur des actifs "hors exploitation" (ex: un immeuble dans la SA ou un excès de cash) qui s'ajoute au résultat du DCF.


Tu penses à ta succession ou à faire entrer un partenaire ? Ne laisse pas le hasard fixer le prix de ton travail. Contacte-nous pour réaliser une évaluation professionnelle conforme aux normes. Nous transformerons tes années d'effort en une valorisation défendable et solide.

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